
La malédiction de l’alpha
« Quand le sang devient poison, il ne reste qu’un choix : se soumettre… ou brûler. »
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L’histoire
Quand le sang devient poison, il ne reste qu’un choix : se soumettre… ou brûler.
Alpha de la meute d’Arcanson, Loïk lutte en silence contre une malédiction qui ronge ses veines et menace de le priver de tout ce qu’il incarne : son contrôle, sa force, sa meute.
Chaque crise l’éloigne un peu plus de lui‑même et rapproche son effondrement. Alistair, son bêta, reste le seul à connaître l’ampleur du danger.
Lorsque toutes les solutions échouent, un nom émerge : Morrigane. Elle peut l’aider, mais son prix est absolu.
Une lignée sacrifiée. Un chef prêt à tout pour survivre. Une fraternité indéfectible.
Se déroule bien avant l’arrivée de Siobhan au palais de Joseph. Peut se lire indépendamment ; sa fin conduit vers une scène bonus. Fait partie du recueil La meute Arcanson, mais se lit séparément.
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Extrait
Loïk, assis dans son fauteuil en cuir usé, contemplait le liquide ambré qui tournoyait dans son verre. Le silence n’était rompu que par le crépitement du feu et, parfois, par le vent qui s’engouffrait contre les vitres. Trois semaines s’étaient écoulées depuis que Morrigane avait brisé la malédiction. L’alpha avait repris des forces, lentement mais sûrement. Son corps avait cicatrisé, mais son âme portait toujours les marques indélébiles de ce qu’il avait traversé. Il releva le verre à ses lèvres, savourant la brûlure familière du whisky contre sa gorge. Le soulagement d’être en vie se mêlait à une amertume lancinante. Pour survivre, il avait dû renoncer à quelque chose d’inestimable : il ne revendiquerait jamais sa compagne destinée. Le lien qui les unissait avait été rompu, sacrifié sur l’autel de sa malédiction. Cette absence, ce vide en lui était le prix à payer pour avoir échappé à la corruption qui avait décimé les mâles de sa lignée depuis des générations.
— Une sorcière, grogna‑t‑il pour lui‑même, ses doigts se crispant autour du verre. Encore une foutue sorcière.
Morrigane avait réussi à dissoudre la malédiction comme on efface une tache tenace. Loïk lui devait la vie, mais cette dette ne suffisait pas à apaiser la rancœur viscérale qu’il ressentait envers celles de son espèce. Une haine née dans le sang et les larmes, vingt ans plus tôt. Le feu craqua, projetant une gerbe d’étincelles. Les yeux de Loïk se perdirent dans les flammes, et soudain, il n’était plus là. Il était redevenu ce garçon de treize ans, marchant aux côtés de son père dans la forêt.
