Le Gardien du cœur · Angélique Malakh

Couverture du Gardien du cœur, romantasy d'Angélique Malakh
Romantasy initiatique · Standalone

Le Gardien du cœur

Et si l’amour était la plus puissante de toutes les magies ?
Romance fantastique · Quête initiatique · Âmes sœurs

« Et si renoncer à la vie était le seul moyen de la découvrir vraiment ? »

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Quatrième de couverture

L’histoire

Et si renoncer à la vie était le seul moyen de la découvrir vraiment ?

Myrielle a tout planifié pour mettre fin à ses jours. Épuisée par une existence vide de sens, elle aspire seulement à la paix. Mais au moment de passer à l’acte, un homme énigmatique surgit du crépuscule. Sa mission : la ramener dans la dimension qu’elle a fuie, un empire dont elle est le cœur sacré, le Joyau.

Arrachée à tout ce qu’elle connaît, Myrielle est projetée dans un monde fantastique où la magie, le danger et une spiritualité profonde régissent chaque instant. Son ravisseur, ce gardien bourru et surprotecteur, l’entraîne dans un périple initiatique à travers des terres hostiles. Contraints à une proximité forcée, ils doivent affronter des créatures d’ombre et des ennemis redoutables.

Au fil de cette quête vibratoire, Myrielle découvre la véritable nature de ses pouvoirs, un éveil spirituel qui touche à la métaphysique et à l’alchimie intérieure. Mais qui est vraiment Aslann, cet homme aux yeux d’or dont la présence éveille en elle des émotions interdites ? Ce gardien semble lié à elle par un lien plus ancien et puissant que le simple devoir, celui de deux âmes sœurs destinées à se retrouver.

Entre son désir naissant de liberté et un destin qui la dépasse, Myrielle devra faire un choix. Peut‑elle faire confiance à son gardien du cœur, ou doit‑elle se battre pour échapper à la cage dorée qui l’attend ?

Une romance fantastique initiatique où l’aventure se mêle à la quête de soi, et où l’amour est la plus puissante de toutes les magies.

La version papier (broché) disponible sur Amazon contient 7 illustrations exclusives (disponible début novembre).

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Un avant-goût

Extraits

Extrait 1

Myrielle patienta un moment sur son jumper. Après plusieurs minutes, elle hésita à descendre de peur de ne plus pouvoir remonter en selle. Elle était trop épuisée et risquait de s’écrouler d’un instant à l’autre.
— Approche‑nous de l’arbre, je te prie !
Elle coupa le bout d’une branche qu’elle jeta au sol. Comme rien de particulier ne se produisit, elle se laissa glisser à terre. Elle tituba et se rattrapa à la crinière de son jumper.
— Oh, la vache ! s’étouffa‑t‑elle, les mains sur les cuisses. Va te dégourdir les jambes, ou manger si tu as besoin, souffla‑t‑elle. Moi, je reste ici mourir en silence.
Elle étirait ses membres l’un après l’autre, lorsque le cheval inclina son museau vers elle.
— Pas moi, voyons !
Les mains en l’air, elle lui montra les environs. Le cheval la fixa de son regard orangé d’une manière étrange.
— Non, mais tu te moques de moi ? s’étonna‑t‑elle avant de se reprendre. Allez, ouste ! Profite de ta liberté avant que Terminator revienne, rit‑elle en lui tapotant la croupe.
Le jumper s’écarta puis trottina plus loin à la recherche d’une proie. Il avait eu sa dose de nourriture à brouter. Il manquait cruellement de viande… Libéré du mors qui soumettait les créatures démoniaques, ce dernier aurait dû en toute logique manger sa divine cavalière. Néanmoins, le jumper ressentait une attraction pour le Joyau, qu’il préférait savourer en restant à ses côtés. Quand Myrielle avait approché sa main lors de leur premier contact, l’étalon avait ressenti des courants électriques inconnus qui avaient transformé son organisme. Dans un premier temps, l’énergie de la jeune femme avait ravivé son brasier interne avant de lui offrir une vague équilibrante. Depuis que son feu s’était allumé au duché du Sang noir, le jumper n’avait connu que violence, domination et une faim insatiable. Dès sa rencontre avec le Joyau, tout comme son semblable, il avait goûté à la paix et à une puissance mystérieuse vivifiante pour laquelle il était prêt à aller au bout du monde. Le jumper vérifia où sa cavalière se trouvait, puis quand il l’estima en sécurité, il partit en quête d’un gibier. Il était préférable de faire des réserves surtout si le gardien prévoyait de rencontrer la triade. Le jumper savait qu’il subirait de plein fouet l’attaque de leur énergie de vie.

Extrait 2

— Le moment de nous dire au revoir est arrivé, lança Héma en caressant le dos du Joyau. Nous avons donné une robe supplémentaire, de quoi manger ainsi qu’un nécessaire de soin à ton gardien.
— Merci pour ces attentions, pour tout le reste et pour hier, articula Myrielle en la fixant dans les yeux.
— Vous avez fait tant pour nous. Merci.
Aslann prit Cama dans ses bras. Il l’étreignit une seconde avant de revenir vers son Joyau.
— Nous avons uniquement contenu le flux. Vous avez accompli ce qui était nécessaire, répondirent en chœur les sourcières. Avant que tu partes Myrielle, une chose nous interpelle ?
— Quoi ? demanda Myrielle qui s’était écartée d’Aslann.
— Comment as‑tu dominé le jumper ? formula Cama qui inclina son visage lumineux.
— Excellente question, répliqua Aslann. Lorsque je t’ai surprise à lui retirer son mors, j’ai cru t’avoir perdue à jamais, qu’il se jetterait sur toi pour te dévorer…
— Je n’aurais jamais cru qu’un Joyau pourrait dresser un animal démoniaque, s’étonna Héma les mains nouées dans le dos.
— Le plus étrange, c’est que ce n’est pas le cas. Je l’ai vu agir à la fin lorsqu’elle lui a ôté son harnais et son mors. Ils semblaient se comprendre et parlaient le même langage. Pourtant, elle n’est pas censée en avoir croisé beaucoup sur sa route et encore moins savoir comment les adoucir en les débridant.
— Elle nous l’a expliqué tout à l’heure ! ajouta la plus jeune. Il n’y a rien de magique ou de surnaturel.
— J’entends bien tes mots, mais tu admettras qu’il nous est difficile de comprendre que seule la volonté d’aimer inconditionnellement soit suffisante pour tenir à sa botte un jumper comme celui‑ci, en pleine force de l’âge, la coupa la vieille femme.
— Vous vous méprenez sur toute la ligne, intervint Myrielle en relevant ses cheveux dans un chignon de fortune. Je ne lui ai pas enlevé ses entraves par amour inconditionnel, mais par respect de sa liberté. J’ai senti combien il souffrait d’être ainsi harnaché et contraint. Je lui ai proposé de le libérer et que nous poursuivions notre chemin dans le respect de nos besoins mutuels. Lui refusait les rênes, moi, j’exigeais la selle ! Chacun de nous ayant pu être entendu, il n’a plus été question d’un rapport de force quelconque, mais d’un échange où nous sommes gagnants tous les deux.
— Mais que gagne‑t‑il ? Il n’a aucun intérêt à te suivre aveuglément, demanda Aslann, incrédule en pointant le jumper du bout du doigt.
La triade se dévisagea et ce fut la plus âgée qui prit la parole :
— L’énergie de vie.
— Comment ça ? demanda le gardien visiblement surpris, les sourcils formant un accent circonflexe.
— En posant ses mains sur lui. Ils communiquent à chaque balade davantage. Un jumper seul ne peut pas accéder à cette magie de vie universelle.
— Que cela peut‑il bien lui apporter ?
— De la puissance supplémentaire. Son seul désagrément est que Myrielle reste trop forte pour qu’il s’abreuve de l’énergie de vie sans elle. Il est contraint de l’utiliser uniquement dans la direction que lui indique Myrielle, sans quoi elle ne lui sert à rien.
— Il espère donc être capable de la contrôler ? s’inquiéta le gardien.
— Vous voyez le mal partout ! râla Myrielle. Ne pourriez‑vous tout simplement pas accepter que nous puissions être tels des compagnons de voyage ? Nous savons que tôt ou tard nos routes se sépareront, mais en attendant nous profitons ensemble du temps qui nous est alloué.
— Prends garde quand même, Joyau ! formula la sourcière en posant sa main sur son épaule. Tu es encore fragile. Nous t’avons amenée sur la voie, mais toi seule pourras boucler la boucle…
— Me trouvez‑vous vulnérable en cet instant ? Vous m’avez permis de me réunifier et de gagner en force, en expérience et en sagesse en fusionnant mes deux vies. À présent, je suis un Joyau riche de son aventure terrestre. Rien ne sera plus jamais comme avant. Je ne me soumettrai pas, articula‑t‑elle en fixant Aslann qui blêmit.
— Tu as fusionné tes vies, mais pas toutes tes parts, insista Cama.
— Tu es consciente que tu dois revenir au royaume ? les coupa le gardien. Mon devoir est de t’y reconduire de gré ou de force. J’espère pour nous deux que tu ne m’y obligeras pas, Joyau, soupira‑t‑il, désabusé d’en être revenu à ce stade.
Myrielle éclata d’un rire si profond et criard qu’une nuée d’oiseaux s’envola.
— Tu te crois si fort, gardien. Tes muscles et tes armes ne peuvent rien contre le flux de la vie ! Ta mission est de protéger le Joyau, pas de le conduire au royaume, ricana‑t‑elle.
Myrielle inspira profondément, les paupières closes, son cœur se mit à ralentir encore et encore. De petits éclats apparurent puis devinrent de plus en plus gros, jusqu’à former des filaments multicolores qui s’échappèrent comme un feu d’artifice de sa poitrine transparente. La triade et Aslann écarquillèrent les yeux devant la magnificence du spectacle. Puis Myrielle tapa dans ses mains en souriant et la magie s’arrêta.
— Un seul mot est plus fort que tes muscles : Amour ! s’exclama‑t‑elle. Merci, sœurs sourcières de m’avoir permis de retrouver mon chemin et l’accès à ma source primale.
— Merci à toi de nous avoir offert ta présence et l’expression de ta magie, poursuivit Tema.
— Je suis ravi d’avoir pu revenir sur ce lieu si cher à mon enfance, avoua Aslann, encore sous le choc de la témérité du Joyau.
— Tu as bien fait de faire ce détour, comme tu as pu t’en rendre compte, gardien, énonça Héma. Myrielle, une dernière leçon. (Elle dévisagea l’intéressée.) Tu n’as qu’un seul guide à suivre : ton intuition qui est le chemin vers ton cœur. Dans la nuit la plus opaque et sombre, lui seul est capable de rayonner le feu d’artifice multicolore de l’amour infini. Je suis heureuse d’avoir pu te connaître, Myrielle Deméson, articula‑t‑elle en écartant ses bras.
— Merci à vous tous… proclama le Joyau en la prenant dans ses bras.