L’enlèvement des Élémentaires
« Bon sang d’Odin, je ne l’aurais pas cru ! »
La lecture commence ici, dans ma boutique, l’ebook livré en direct, chez vous.
L’histoire
Si on m’avait dit que je croiserais Marcia sur Terre pour quémander mon aide, bon sang d’Odin, je ne l’aurais pas cru !
Et pourtant, elle se tenait devant moi au côté de sa bras droit Assia et de son étrange métamorphe Élémentaire… loin de la galaxie de Grianan et de leur coven sur Derweid.
Comme quoi, lorsqu’il s’agit de ses intérêts personnels, la prêtresse des Élémentaires est capable de renier toutes ses promesses…
Ce préquel se situe temporellement entre le tome 0,5 – L’arrivée du Fléau et le tome 1 – Dissonance. Il est préférable d’avoir lu le tome 0,5 avant de découvrir cette aventure.
Vous avez votre plateforme habituelle ? Le livre y est aussi.
Extrait
Dans un profond soupir, j’inclinai la tête en dévisageant la prêtresse.
— Alors, comment est‑ce possible, Marcia ? m’impatientai‑je.
— Elle est toujours aussi impolie ! intervint Assia, mécontente, les poings sur sa taille fine.
Marcia posa sa main sur l’épaule de sa bras droit et me fixa de son regard azur.
— Aide‑nous, Siobhan.
— J’y gagne quoi ?
— Une contrepartie est‑elle forcément nécessaire ? souffla‑t‑elle.
— Question de principe. D’autant plus qu’à tes yeux, j’étais censée être morte, non ? la narguai‑je.
— Par la Déesse, tu ne peux pas nier qu’une partie de toi l’est ! (Elle soupira.) Tu as besoin de nous, rétorqua‑t‑elle en faisant un pas dans ma direction.
J’éclatai de rire. Les mains, d’un caramel sombre, d’Assia s’élevèrent en préparation d’une attaque.
— Tout doux, Assia ! la prévins‑je. Depuis quand le Fléau réclamerait le soutien des Élémentaires ? m’exclamai‑je.
Quelques étirements détendirent ma nuque.
— Pas depuis quand, mais seulement quand l’exigeras‑tu ? insista la prêtresse. Le maillage du destin est parfois étrange, comme tu le sais. Il se trouve qu’aujourd’hui tu es la solution à notre problème et que, demain, nous serons la tienne.
— Ta Déesse te l’a murmuré, énonçai‑je, sarcastique.
Assia perdit patience. Ses doigts s’écartèrent. Sa magie atteignit de plein fouet ma barrière protectrice qui irradia.
— Putain de sorcière de mes deux ! vociférai‑je.
Bon sang d’Odin, j’étais restée courtoise, mais il ne fallait pas trop me titiller ! Je propulsai une salve de magie du sang au milieu de sa poitrine. La première sorcière de Marcia s’envola jusqu’à atterrir lourdement sur le capot de la voiture. Maximilien s’apprêtait à répliquer lorsque Marcia lui barra le passage de son bras.
— Dois‑je vous rappeler pourquoi nous avons fait tout ce voyage ? s’offusqua cette dernière. Par la Déesse, je vous avais prévenus de son tempérament…
— On m’attaque sans raison et c’est moi que l’on critique ! Qu’est‑ce que ça veut dire ? fis‑je semblant de m’indigner.
— Que tu as un caractère digne de ta magie de merde ! cria Assia en rejoignant son mentor.
Elle essuya sa lèvre fendue sur la manche de sa veste en toile.
— Désolée, pauvre Assia… Je n’ai pas de pansements de princesse pour ton bobo, me moquai‑je, tandis qu’elle fulminait. (Je remontai la fermeture de mon blouson pour éviter d’être entravée.) Arrêtons de perdre notre temps. Explique‑moi ce que tu veux exactement, Marcia !
— J’ai besoin que tu localises trois de mes filles.
— Pourquoi tu ne le fais pas ? m’étonnai‑je par la simplicité de la procédure.
— On a déjà essayé, imbécile ! fulmina Assia, ses iris laiteux.
— Calme ton caniche où je lui fais fermer sa grande gueule, définitivement ! articulai‑je sans plaisanter.
Je ne l’avais pas tuée pour m’avoir agressée, mais j’atteignais mes limites. Mes règles de vie étaient sobres : si je ne m’amusais plus, le jeu était terminé. Simplement.
